
Il y a ceux qui jouent pour gagner, ceux qui jouent pour rire, et puis il y a ceux qui jouent… tout en accumulant des actifs numériques qu’ils possèdent réellement. Imaginez une soirée entre amis autour d’un plateau coloré, des dés qui claquent sur la table, des cris de joie ou de désespoir quand on tombe sur « recule de trois cases ». Sauf que cette fois, la table est virtuelle, les dés sont générés par un smart contract, et ce petit coffre que vous venez d’ouvrir ? C’est un NFT unique, stocké dans votre portefeuille crypto, que vous pouvez garder, échanger, ou revendre demain. Bienvenue dans Pixudi, ce curieux hybride où l’esprit des jeux de société classiques rencontre la rigueur transparente de la blockchain — sans jamais sacrifier le plaisir pur du jeu.
Quand le plateau devient un registre public
Pixudi ne se contente pas de reproduire mécaniquement les codes du jeu de course traditionnel. Il les réinvente avec une logique Web3 intégrée dès le fondement. Chaque action — un lancer de dé, une récompense, un échange — est enregistrée sur la chaîne. Pas pour faire joli, mais pour garantir ce que peu de jeux osent promettre : l’équité absolue. Le hasard n’est pas simulé par un algorithme opaque, mais produit par un contrat intelligent auditable, rendant chaque résultat vérifiable par tous. Plus de soupçons sur un « coup monté » par le serveur, plus de doute sur la rareté d’un objet : tout est là, gravé dans le marbre numérique.
Et pourtant, malgré cette architecture technique pointue, Pixudi reste obstinément accessible. Le jeu est entièrement free-to-play. Vous n’avez besoin ni de token initial, ni de NFT pour commencer. Un simple compte (via Google, Discord ou e-mail) suffit. Votre avatar, vos premiers objets, vos premières parties — tout est offert. Ce n’est qu’ensuite, si l’envie vous prend, que vous pouvez choisir de connecter un portefeuille (MetaMask, etc.) pour transformer vos gains en actifs véritables. Cette philosophie « Play2Collect » — et non « Pay2Win » — est cruciale : elle permet à quiconque de découvrir l’univers sans barrière financière, tout en offrant aux joueurs engagés une véritable propriété sur leurs exploits.

Des saisons, des dragons, et des stratégies en NFT
Le cœur du gameplay repose sur un système de plateau dynamique, comptant entre 60 et 100 cases selon le scénario choisi. Environ 30 % de ces cases déclenchent des événements : bonus, malédictions, mini-jeux, ou coffres mystère. Mais contrairement aux jeux de plateau physiques, ici, les effets persistent. Les potions, les masques, les ailes de dragon que vous trouvez ne sont pas de simples jetons éphémères — ce sont des NFTs fonctionnels, utilisables dans les parties futures, améliorables, voire échangeables sur le marché dédié.
L’univers s’enrichit régulièrement grâce à des événements saisonniers d’une durée de deux à trois mois. La première saison, Searching for the Dragon Stone, plongeait les joueurs dans une jungle hantée où il fallait sauver le dernier dragon en collectant des pierres légendaires. La suivante, Lift the Curse and Find the Lost Ships, introduisait des mécaniques de malédiction persistante et des bateaux fantômes à explorer. Ces saisons ne sont pas de simples cosmétiques : elles modifient profondément les règles, les objectifs, et les récompenses, créant une expérience toujours renouvelée.
La stratégie y prend une place centrale. Savoir quand utiliser un « Triple Dice » ou conserver une « Potion de Malédiction » peut faire la différence entre une victoire éclatante et une défaite humiliante. Et si vous décidez de participer à un tournoi payant (facultatif), les enjeux montent d’un cran : les prix sont distribués en tokens, les classements sont publics, et chaque mouvement est scruté par la communauté. Mais même en mode casual, le jeu encourage la planification : contourner une case piège, viser un coffre, ou temporiser pour attendre un allié — tout cela exige une lecture fine du plateau.
Sous le capot de Pixudi
Sous le capot, Pixudi s’appuie sur plusieurs blockchains pour optimiser l’expérience. Taraxa, récemment intégré, apporte une vitesse fulgurante (près de 5 000 transactions par seconde) et des frais quasi nuls, rendant les interactions instantanées. D’autres blockchains complètent l’écosystème (Sei, Near, Polygon, Immutable X, Avalanche …), assurant respectivement la scalabilité et le stockage décentralisé des NFTs. Cette architecture multi-chaîne n’est pas un gadget technique : elle permet à Pixudi de supporter plus de 300 000 joueurs actifs quotidiens sans ralentissement, tout en maintenant une traçabilité totale. A l’heure ou j’écris il est d’aileurs le jeu web3 el plus en vogue avec plus de 600 transactions jour (bon on sait ce que ça vaut comme stat).
À l’heure où tant de projets Web3 peinent à concilier fun et technologie, Pixudi réussit un équilibre rare. Il ne cherche pas à imposer la blockchain comme une fin en soi, mais comme un outil au service du jeu — un moyen de rendre l’expérience plus juste, plus durable, et plus enrichissante. Pour un public de 30 à 50 ans, familiarisé à la fois avec les soirées Monopoly de l’enfance et les subtilités des wallets crypto, ce titre sonne comme une évidence : un pont entre nostalgie et innovation, entre hasard et propriété, entre le simple plaisir de jouer… et celui de construire quelque chose qui vous appartient vraiment. Pour autant que l’on se fasse à l’aspect graphique du jeu qui ne plaira pasà tout le monde.



